jeudi 5 novembre 2009

Vous l'attendiez ?

Nous aussi !

DELITS MINEURS

LE CLIP !

ENJOY !

http://www.blue-borderline.fr


vendredi 25 septembre 2009

LE SITE OFFICIEL

lundi 20 avril 2009

!!! WARNING !!! : BLUE REVOLUTION IN PROGRESS



!!! WARNING !!! : BLUE REVOLUTION IN PROGRESS
Tous droits réservés - Blue borderline - Avril 2009




Quatre heures de sommeil. Tout aussi fatiguée et courbaturée que la veille. Les quatre heures de sommeil grappillées n’ont rien changé à mon état. Je sens ma tête lourde et le sang qui afflue violemment contre les paumes de mes mains en étaux.

Voilà quelques jours que Morphée me fait la gueule et qu’il refuse de me donner les clefs de la chambre de Bérénice : les Enfers ne doivent pas être très loin…

Et pourtant… J’entends au fond de mon âme un bruit sourd… Comme une foule qui marche d’un même pas, qui scande un refrain inaudible …

Je me lève comme si, juste avant, je venais de mettre genoux à terre. Par défi. Par nécessité. Je me suis dirigée vers la salle de bain, titubant comme le soldat exténué d’avoir combattu jusqu’au petit jour.

Je me suis vue, là, devant la glace, en peignoir, les cheveux en bataille. La fragilité a cela de risible qu’elle ne me donne jamais envie de rire. Mon visage n’affiche effectivement aucun sourire ce matin. Mon regard laisse percevoir un je-ne-sais-quoi qui me fait peur. Enfermée dans ce face à face, je me laisse à nouveau envahir par ce bruit sourd, celui de cette foule qui martèle les pavés de mon cerveau…

J’ai pris un tube de rouge à lèvres et j’ai écrit sur mon reflet quelques lettres. Sans réfléchir. Quelques lettres qui me viennent à l’esprit. Quelques lettres, nées sous les chaussures de cette foule qui frappent le sol et avalent les mètres comme une machine devenue folle…

… R E V O L U T I O N …

Comment puis-je écrire ce mot, alors que je suis simplement dans ma salle de bain ??? Je ne suis pas en tenue de Jacobins ni même sous les bombes lacrymogènes de 68 !!!

Pourtant, ma révolution commence ainsi : là où on ne l’attend pas, où ne l’entend pas encore…

Ma révolution a commencé le jour où j’ai pris la plume comme j’aurai pris un glaive. Je porte les premiers coups à 13 ans sur mes cahiers d’écolière en dessinant le corps dénudé de ma prof de français dans la marge… Les vers d’un poème licencieux naîtront également cette après-midi là et seront à jamais gravés dans le bois de mon pupitre à l’aide d’un compas.

Ma révolution a commencé sous ma couette, en dévorant les Fleurs du mal de Baudelaire et en me caressant, songeant aux chevelures de ses héroïnes. Oui, ma révolution a commencé en cachette : au fil des pages, je me suis efforcée de délimiter les contours de ce corps de femme en devenir. Puis, J’ai délaissé Baudelaire et j’ai rendu visite à Sapho. De Sapho à Louÿs, en passant par Rimbaud et Verlaine, j’ai marché aux côtés de Sand. Je dois à la littérature ma révolution du désir.

Après tout, cette révolution n’a peut-être pas commencé exactement là : peut-être étais-je déjà en marge également, dès ma naissance… Mon premier cri aurait dû être traduit en 76 autres langues à travers le monde entier : LAISSEZ-MOI VIVRE !

Me laisser vivre ma différence, celle que l’on chuchotait derrière mon dos en classe, celle que l’on notait à l’encre violette sur mes premiers bulletins de notes : « Peut mieux faire. Trop sensible. Sujette aux étourderies et aux rêveries. Intelligente mais trop dissipée parfois. Devrait s’intéresser plus aux mathématiques qu’à ces petites camarades. »

Mais que savent-ils, ceux qui jugent, ceux qui classent, ceux qui mettent les gens dans des petites cases avec des toutes aussi petites étiquettes ? Que savent-ils ?

Rien.

J'ai de l'encre sur les mains, comme un écrivain devenu criminel, qui aurait froissé son personnage entre ses mains diaphanes... Je froisse les pages comme je froisse ma peau : avec une douce violence, si commune aux amants…

J'ai du sang à la commissure des lèvres, comme une louve prête à tuer pour défendre sa fidèle compagne de ces armes qui lancent des éclairs... Griffes et crocs, ratures et mots...

J'ai de l'eau sur le visage, les cheveux mouillés, les mains froides : je suis noyée dans ce que je suis... Je suis une goutte d'eau sucrée de regrets dans un océan salée de remords... ou bien ne suis-je qu’une larme ?

J'ai les yeux dans le vague, et la vague me ravage le cerveau comme une lame de fond : rien ne survit alors, pas même l'ombre d'une idée ou d'une envie...

J'ai les nerfs à fleur de peau, comme si j'étais électrifiée en permanence par l'intermédiaire de fils invisibles qui me relieraient à la terre... Sensibilité hors normes... Je suis dans l’excès, je suis excessive…

J'ai des cicatrices sur les avant-bras, parce que je n'ai jamais cru au "Je pense donc je suis". J'ai toujours cru au "J'ai mal donc je suis". Douleur nécessaire, quelque soit l'acte...

J'ai des sourires perdus au fond de mes poches, comme autant de rires d'enfant qui jouent sous le soleil... ça brûle parfois...

J'ai des feuilles noircies à l'envie comme autant de secondes volées au temps qui passe, comme autant de morceaux de vie à qui j'offrirai un semblant d'éternité...

J'ai des images devant les yeux, appelées par une odeur, un geste, un sourire, un regard ou même un simple bruit... Des images qui naissent devant mes yeux et dont je ne comprends pas toujours la signification ni la portée... L'humain m'échappe parfois...

Je me fous de savoir qui baise qui, du moment que ce n’est pas moi qu’on baise…

J'ai des cris au creux de mes mains, des envies au creux de mes reins, des femmes au quatre coins, mais je n'use que d'une seule main pour combler l'envie de la femme que j'aime, l’autre tourne les pages de ma vie ...

J'ai autant de fantasmes qu'il y a de femmes, source intarissable d'inspiration, celles auprès de qui je goûte le plaisir de se sentir protéger, aimer, parfois même malmener. Elles sont l'oasis en plein désert. La douce lumière qui guide le papillon vers une fin inéluctable.

J'ai des mélodies affutées sur le rebord d'un coeur trop tranchant, des partitions encore indéchiffrables, des notes suspendues dans l'air du temps : je suis en perpétuelle composition et décomposition...

J'ai des mots, à défaut de phrases qui s'amoncellent à l'arrière de ma tête et parfois qui trouvent la sortie de ma bouche. Ainsi naissent l'immortalité, la beauté, l'envie, le désir, le voyage, la sensualité et l'envol...

J'ai en moi le meilleur comme le pire... Un équilibre nécessaire pour que tout se tienne et se solidifie. Un équilibre pourtant fragile, presqu’illusoire.

J'ai la création qui me hante : page, toiles, piano, feuille, terre glaise... Les supports s'accumulent et je créé, j'écris, je rature, je sculpte et je compose... Je m'invente un peu plus à chaque fois... Je me réinvente certainement…

Ce que je ressens : plénitude et incomplétude, rien et tout, l'amour et la haine... Une dualité. Blue. Borderline. Une cohabitation parfois difficile. Mais le secret d'un duo qui avance...

Ce que je veux : ne pas avoir de regrets, réaliser l'impossible, cerner les possibles, démontrer l'inaliénable, aller là où personne ne veut aller...

J'ai la folie inhérente à celles et ceux qui rêvent debout, les bras en croix ou les pieds nus, la rage incommensurable de celles et ceux qui hurlent à pleins poumons l'indicible absurdité d'un monde qui ne tourne pas rond...

J'ai parfois la camisole de la tristesse et les sangles de la mélancolie qui me martyrisent les poings, je regarde sans émoi le lent poison de la bêtise humaine se diffuser dans mes veines. Parfois j'en pleure, parfois j'en ris. Des fois, j'en vomis.

J'ai ces lettres écrites au rouge à lèvres sur la glace de la salle de bain... Ces lettres qui s'emmêlent et s'enchevêtrent, qui dansent sur ma rétine alors que ma vision se trouble...

… R E V O L U T I O N …

Ma révolution, elle commence là : en acceptant le fait d’être ce que je suis.

Et si je dois prendre drapeau et armes, et bien soit ! Je prends ! Mais je ne prends que ma plume et mon piano. Ce sont mes seules véritables armes. Ma persévérance sera mon unique armure. Utopique ? Non. Convaincue. Oui.

La révolution ne commence pas dans la rue, elle commence au tréfond d’un cerveau…

La révolution, elle ne commence pas que le jour où tu décides de t’habiller en noir alors que tout le monde est en blanc. Ce n’est pas juste de la provocation ou un esprit de contradiction. La révolution, c’est défendre ce que l’on croit juste, ce que l’on pense important, ce qui nous meut et nous fait échapper à l’immobilisme ambiant...

C'est aussi le droit de revendiquer une différence, une appartenance…

Elle ne se réalise pas forcément dans le sang ou la violence. Elle survient parfois sans prévenir, sans crier, sans heurts.

S’il me plaît à dire que les femmes sont belles et que les hommes sont fous, s’il me plaît à dire que j’ai ce goût de miel et de sang mêlés dans l’arrière-gorge, s’il me plaît d’écrire encore et encore, s’il me plaît de vouloir du bleu à la place du rose, s’il me plaît de vouloir parler sans censure, s’il me plaît de vouloir changer tous ces coups de gueule en caresses…

Je sais bien qu’il y aura toujours des gens pour jeter quelques pierres à défaut de vrais arguments, qu’il y aura toujours quelqu’un pour venir verser un saut de fange là où il n’y a que vérité… Je sais bien que je ne changerais pas la face du monde… Je sais bien que je ne suis que de passage… Sur cette feuille et dans cette putain de vie…

Je sais bien…

Au fond, il n'y a de révolution que le combat de cette vie. Chaque seconde aussi précieuse que chaque goutte de sang qui coule au creux de nos veines.

Une révolution, c’est une évolution qui s’acharne à vouloir trouver la solution à sa propre mutation. Think of it !

A chacun sa révolution. Silencieuse ou bruyante.
A chacun sa salle de bain.
A chacun son tube de rouge à lèvres.

Blue Borderline en mode [Revolution]



Tous droits réservés - Blue borderline - Avril 2009


mercredi 25 mars 2009

Reverbnation


Blue%20BorderlineQuantcast

lundi 16 mars 2009

Collaboration Hann Reverdy - Blue Borderline

Collaboration d'Hann Reverdy, infographiste, et de Blue Borderline, auteure, compositrice, interprète.

L'univers sombre et psychotique d'Hann Reverdy est peuplé de visages apeurés qui s'étirent, qui s'écrient et qui se morcellent. Des visuels déclinés en "Black Blanc gris" qui captivent ou dérangent...

Blue Borderline, compositrice, dont l'univers fait cotôyer l'onirisme et inconscient, la sexualité et l'identité, la femme et son double, a composé, spécialement pour la série "Black Blanc Gris" d'Hann Reverdy, le titre "Black Rose". Une version longue de Black Rose sera bientôt disponible sur le Myspace de Blue Borderline.

Encore une preuve que Myspace, Facebook, YouTube sont de formidables plateformes de rencontres artistiques et humaines...

Découvrez le fruit de cette collaboration...

Enjoy it !




A découvrir : Myspace de Blue Borderline : www.myspace.com/blueandherpiano

Site perso d'Hann Reverdy :http://www.artisticker.fr/ et sur : http://hreverdy.idoo.com/

Contact :schtigrou@hotmail.com

"Black Rose" by Blue Borderline - Tous droits réservés - 2009

Visuels d'Hann Reverdy - Tous droits réservés - 2009Reproduction sans autorisation interdite.

samedi 13 décembre 2008

... Si Blue m'était contée...



... Si Blue Borderline m'était contée ...

--- > www.myspace.com/blueandherpiano <---




Blue%20BorderlineQuantcast

Blue, c'est une femme-enfant, qui aime à s'assoir sur les bancs publics pour regarder les gens qui passent et leur inventer des vies... Elle saisit au vol les bouts de conversations de ces vieilles dames qui refont le monde à la vitesse où se font les réputations... Elle guette les expressions des enfants dans le bac à sable... Elle dévore des yeux les amoureux... Elle sourit en voyant le marchand de glaces...

Blue porte de vieux jeans usés, souvent trop larges, certainement pour masquer sa féminité et ses courbes. Elle aime dévisager sans être envisagée, se fondre dans la masse anonyme pour mieux s'en nourrir. Et quand elle arpente les rues, ses mains au fond des poches, ses yeux mi-clos derrière ses lunettes noires, elle se dit qu'il fait beau et chaud, que les hommes sont fous et que les femmes sont belles...

Blue aime les femmes : elle a besoin d'elles comme de cet oxygène qu'elle respire... Elle aime comme elle respire... Parfois à bout de souffle, c'est vrai, parce qu'elle ne sait pas doser... Elle donne sans compter, n'attend rien en retour... C'est juste le plaisir de donner un sourire, un mot, un geste... Comme ça... Juste parce qu'elle est Blue.

Blue a une compagne, belle à vous en couper le souffle. Une jeune femme qu'elle a rencontré sur internet. Un 1er mai. Une femme qui a changé sa vie du tout au tout. Une femme à qui elle doit tout. Deux yeux d'un bleu intense dans lesquels elle se noit sans remord. Une peau douce dont elle n'a de cesse de dire qu'elle pourrait être celle d'un enfant. Blue est jalouse. Et pourtant, Blue se sait aimée, désirée, choyée. Blue répète à qui veut l'entendre que la femme de sa vie, c'est Elle. Parce qu'elle l'est. Parce qu'elle l'a attendu pendant longtemps. Parce qu'elle sait calmer ses angoisses. Parce qu'elle sait adoucir ses nuits. Parce qu'elle sait. Elle sait.

Blue parle peu des hommes. Parce qu'elle en a déjà trop dit. Parce qu'ils lui en ont trop fait. Parce qu'ils n'ont pas la douceur d'une femme. Parce qu'ils sont hommes et qu'elle ne voit que les femmes. Blue nourrit une haine diffuse contre un seul homme. Celui qui lui a prit son innocence quand elle était enfant... Mais Blue n'en parle pas, car comme bon nombre d'entre nous, elle a ses secrets...

Blue a toujours un vieux Moleskine aux feuilles écornées dans son sac à dos et trois stylos plumes serrés comme des sardines dans un étui de cuir... Des stylos plumes pour noircir les feuilles à l'envie... Pour noircir les pages encore vierges et déflorer l'imagination...

Blue a aussi un piano, à qui elle fait l'amour à chaque fois qu'elle en joue. Ces moments-là sont tellement intimes qu'elle ne tolère aucune présence à ces côtés lorsqu'elle caresse le clavier... Elle dit que son piano est sa compagne la plus douée, peut-être parce que la musique sait la toucher comme aucune femme ne le ferait...

Blue aime l'Art, mais l'Art aime-t-il Blue ? Bien souvent, elle se retrouve en plein milieu du ring, genoux à terre et souffle coupé. Le combat de la création lui coûte, mais paradoxalement, c'est le prix à payer pour gagner en sérénité... Alors elle prend les armes, lève sa plume comme un glaive, délie ses doigts au-dessus des touches, étale la craie pastel sur son visage en signe de guerre... Qu'elle gagne ou qu'elle perde, qu'importe... Ce qui compte, c'est qu'elle vive ou survive...

Que personne ne s'y trompe, Blue aime la vie, même si elle ne lui a pas fait de cadeaux. Elle ne lui en fera pas non plus. Elle aime rire et faire rire. Mais comme tous les clowns, elle porte bien souvent un masque, qu'elle ne tombe que loin des regards... Un clown qui pleure ne fait jamais rire...

Blue suce son pouce et recoiffe son sourcil droit avec son index pour s'endormir ... Rituel d'enfant dont elle ne peut se passer... Sous la couette, elle frotte parfois ses pieds l'un contre l'autre, comme pour se rassurer... Mais ce qu'elle aime par dessus tout, c'est s'endormir sur le ventre de sa compagne... Sur cet oreiller doux et chaud... Un retour à l'origine du monde...

Blue n'est ni grande, ni petite. Elle se faufile partout et aimerait bien être une souris pour pouvoir se glisser dans la poche des gens. Elle aimerait avoir les yeux bleus, comme ceux de sa compagne. Elle se contente de ses yeux marrons en répétant sans cesse que l'héritage génétique n'existe pas. Sinon elle serait grande aux yeux verts.

Blue est une super bordélique... Parce que dans sa tête, c'est aussi super bordélique... La rigueur lui fait défaut. Elle travaille au coup par coup, dans l'urgence le plus souvent. Elle manque de méthode. Elle prend conseils auprès de celles et ceux qui savent... Elle apprend à avoir confiance en elle...

Blue a quelques estafilades sur les bras. Pas bagarreuse. Juste des souvenirs. Elle porte deux anneaux d'argent à la main gauche : un au pouce et un autre à l'annulaire. Elle ne s'en sépare jamais. Par supersitition ou par sentiment d'incomplétude si elle ne les porte pas... Elle a une boucle d'oreille en argent à l'oreille gauche. Pas à l'oreille droite... Elle ne sait pas pourquoi...

Quand Blue parle à la troisième personne, c'est parce qu'elle n'ose pas dire "je". Non pas qu'elle se prenne pour Delon. Non, non. Quand elle parle sans dire "je", c'est parce qu'on lui pose des questions et qu'elle veut y amener des réponses...

Et si on lui demande pourquoi avoir écrit ce billet, elle vous répondra : "Parce qu'une femme me l'a demandée..."

Blue Borderline






Los%20Lonely%20Boys
Quantcast